27 mai 2006
Installation et premières découvertes
1er mai 2005
Voici 1 mois que nous sommes arrivés sur ce beau territoire de Nouvelle-Calédonie.
Après des débuts un peu difficiles, tout de ce qui a de plus normal lorsqu'on quitte ses marques, il ne nous a fallu que quelques jours pour nous sentir bien. Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer, nous avons repeint l'appartement, ce qui donne une belle touchede couleur, c'est plus propre et on se sent davantage chez nous.
Malgré une météo mitigée, on profite de notre petit 4x4 pour parcourir les pistes de brousse.
C'est je pense quelque chose qui nous perturbe ici, il a plu quasiment tous les jours depuis notre arrivée.
Il est vrai qu'en général, on imagnine ces pays sous le soleil exactement. Mais on ne peut pas tout avoir, une végétation magnifique et 365 jours sans pluie. Il faut dire aussi que l'on est dans une période transition, un peu l'automne de métropole.
On prend notre mal en patience.
On apprécie Nouméa, il y a de jolis coins et l'on profite des commerces et administrations. Dès que l'on sort du grand Nouméa c'est ce qu'on appelle la brousse. Onpeut regarder sur la carte et voir des communes qu'on imagine de grandes tailles (enfin proportionnellement à Nouméa 80 000 habitants), mais sur place c'est tout autre, ça se résume à quelques cases éparpillées dans la nature
Il ne faut donc pas s'imaginer trouver des commerces ou autre attractions en dehors de la nature elle-même qui constitue une énorme intérêt.
A ce jour, nous attendons toujours notre déménagement, qui est arrivé sur le territoire il y a quelque jours mais entre passages en douanes et la livraison, il faut encore compter 10 jours.
Encore un peu de patience ! Bien qu'on ait hâte de retrover enfin nos affaires.
On essaie de ne pas faire trop de projets, on fait en fonction du temps et on voit. De toutes façons, on a le temps, ce n'est pas comme si on était là pour des vacances, on ne doit pas se sentir obligé de toujours faire quelque chose.
On apprécie aussi les joies d'internet qui permettent de communiquer avec la métropole. Je pense à ceux qui ont vécu des expatriations à l'heure ou internet n'était pas d'actualité. On se sent, du coup moins éloignés.
Nous n'avons pas grand chose à raconter, on vit notre vie au jour le jour et surtout on apprécie cette nouvelle étape, moins de stress, plus cool, nos seules préoccupations sont de savoir ce qu'on va manger ou ce qu'on va faire le week end.
J'apprécie de ne pas travailler et de profiter des journées comme elles viennent. Pour l'instant ça fait du bien à tous les niveaux mais il est sûr qu'il faut tout de même se trouver des occupations sinon, je pense qu'au bout d'un moment on tourne en rond.
On découvre les us et coutumes du coin, par exemple, le marché tous les matins, les jeudis du centre villeavec des représentations sur scène et des stands d'artisans locaux, la fête de l'omelette géante etc...
On apprécie Nouméa avec son territoire morcellé par la mer, ses reliefs (ça monte et ça descend comme à San francisco !) sa végétation.
A la fin du mois, on ira au concert de Laurent Voulzy qui passe au centre culturel Tjibaou.
25 mai 2006
En route pour le pacifique
1er avril 2005
Après plusieurs semaines de stress, de journées bien remplies, nous avons quitté Strasbourg mardi 29 mars au train de 14h36 pour Paris…avec 3 valises et 1 sac, soit 80 kg de bagages, heureusement qu’un gentil accompagnateur était en notre compagnie (mon père)…
Arrivés à Paris, les choses se compliquent, en baroudeurs invétérés, on tente l’acheminement jusqu’à la gare du nord à pied pour prendre le RER…trajet court mais sous des hordes d’eau !!!! A noter que les roulettes sous les valises sont pratiques mais lorsqu’elles lâchent en plein parcours, on rigole moins !!!
Enfin arrivés à l’aéroport Paris Charles de Gaulle une certaine angoisse nous habite…serons nous en dessous de la barre des 80 kg, tel un champion de boxe avant de monter sur le ring !
Embarquement ok, on a exactement 79 kg de bagages qui partent en soute…on espère bien entendu les retrouver à destination !
Nous accédons alors en salle d’embarquement…ou plutôt la foire d’empoigne où se croisent des voyageurs à destination de Rio de Janeiro, Johannesbourg, La Pointe Noire et bien sûr Tokyo, qui sera notre premier rendez-vous. Le passage à la douane nous demandera quelques légères négociationsconcernant un malheureux pot de nutella, interdit. Ils seront indulgents, heureusement!
L’installation dans l’avion se fait avec un peu de difficulté, il y a beaucoup de monde et nous devons traverser l'avion de part en part pour trouver nos placesstressés, c'est un peu le passage obligé après des semaines de préparation, et se dire qu’on va être coincé là pendant 12h, le stress du décollage et l’annonce d’une panne de vidéo nous mine quelque peu le moral (12h sans vidéo : trop dur !).Heureusement après un petit repas compensateur, Morphée nous tendra les bras pour environ 6 heures de sommeil non stop (les cachets nous ont aussi bien aidé !). Le réveil se fait doucement avec à la clef un petit déj…et déjà nous amorçons la descente pour l’aéroport de Tokyo Narita. Il est environ 19h au Japon…Et 12h en France…la nuit est tombée…ce qui déstabilise un peu.
2e avion…destination l’aéroport de Tontouta, 9h de vol…l’avion n’est pas complet contrairement au premier vol, en conséquence, plus de place et ce n’est pas un mal.Par chance encore, la vidéo marche, houra ! on se colle devant nos écrans individuels (où l’on découvre un choix de 5/6 films, de plusieurs compilation de musique…)et on mange (encore une fois) le dîner (qui pourrait être notre repas de midi)…on ne dormira que deux heures, décalage horaire oblige.
Avec surprise malgré plus de 20h de vol…cela est passé assez vite sans avoir l’impression d’avoir subi le vol…En revanche il en faut pas être trop regardant en terme de confort, on peut bien sûr incliné le fauteuil mais pas de beaucoup et la largeur des fauteuil nous condamne à être un peu coincé, sans compter les nombreuses turbulences dues à un orage.
Et c’est un peu avant 8h (heure locale) que nous nous posons sur le tarmac de Nouvelle-Calédonie.
Après avoir récupéré très rapidement nos valises et les passages en douanes et sécurité sanitaire, c’est avec des colliers de fleurs,
caméscope et appareil photo que nous sommes accueillis !
Nicolas, un ancien collègue de Strasbourg et la chef de Jérôme, Nathalie nous reçoivent.
On découvre alors notre nouveau pays pour quelques temps ainsi que notre nouvel appartement.
Ce dernier est plus grand que celui de Strasbourg (environ 70m2) mais il est clair qu’en quittant un appartement entièrement rénové, il est toujours plus difficile de s’installer dans quelque chose de moins bien…on essai de ne pas trop se laisser aller au coup de blues, il suffira de faire 2/3 menus travaux, de décorer le tout et on se sentira davantage chez nous !
Côté avantages, on a un balcon plutôt grand, avec de tous les côtés vue sur la végétation, on pourra donc profiter de l’extérieur.
La journée ne fut pas de tout repos, démarches administratives en tout genre : OPT = téléphone, EEC = eau et électricité, banque, renseignements auprès de fournisseur internet et TV satellite, location d’une petite twingo blanche qui nous permettra d’être plus autonome…
On passe à la Direction des Travaux, découvrir les lieux (plutôt beaux) et faire un bonjour général, on rencontre le colonel…
Après tout cela, on ne peut pas éviter une balade en voiture sur la côte et se poser sur la plage quelques minutes, le temps n’est pas trop beau et l’eau est froide…passons, il faut profiter de tous les moments, sans se prendre la tête.On découvre rapidement Nouméa et il fait déjà nuit.
On découvre aussi les grandes surfaces de l’agglomération avec Carrefour où l’on trouve la quasi-totalité des produits français, bien sûr pas au même prix, l’affichage en Francs pacifiques perturbe, on fait au plus simple, on prend le moins cher, mais également Intersport, Conforama…
Notre première soirée à Nouméa est consacrée au rangement de nos effets personnels et du matos de la caisse popote prêtée par la Direction des travaux…
On essai de prendre un peu nos marque mais quelques petits désagréments sont tout de même au rendez-vous, la salle de bain n’est pas top, l’eau ne s’écoule pas terrible, un énorme cafard trouvé dans le frigo…il faudra faire avec.
On découvre aussi la télé , avec ses deux chaînes locales…
Alors que l’un trouve le sommeil très rapidement, l’autre tourne en rond encore stressé par ce changement de vie…comme on l’avait pressentit nos yeux se sont ouvert vers 4h/5h et impossible de se rendormir (décalage horaire oblige), on s’occupe alors, on scrute nos fiches d’informations, pour savoir ce qu’on prendra comme forfait mobilis (c’est comme ça qu’on appelle les portable ici), on écoute de la musique…
On sera debout à 6h (si on nous l’avait dit, on y aurait pas cru…) avec le chant du coq et le levé du soleil (absent aujourd’hui, gros nuages et vent).
On attend désormais l’équipe des travaux qui doit venir voir les différentes tâches à faire dans l’appart (on espère pouvoir négocier un maximum de choses….).
Je suis claquée…j’aimerai bien me recoucher mais d’autres tâches nous attendent, ouvrir internet, prendre canal satellite, prendre une assurance.
Lundi Jérôme ira travailler, pour ma part, j’irai voir du côté de l’ANPE et des agences d’interim. Je crois que je devrai travailler, d’une part ayant fait notre budget, il est clair qu’un salaire supplémentaire sera presque indispensable et d’autre part, ça me permettra d’avoir une activité.
Je crois qu’on réalise petit à petit l’ampleur de la situation, on se rend compte qu’on va vivre ici 2 ans au moins, qu’on est à 20 000 km de la métropole, qu’il va falloir prendre de nouvelles marques. En même temps, nous ne sommes pas seuls, tous nos voisins, ici, vivent la même chose que nous et le fait de connaître Nicolas et sa famille et une chose énorme, on se sent moins seul, c’est une ressource de conseil et de réconfort aussi, d’après lui et comme d’autres le disent, il faut plus ou moins 6 mois pour se sentir bien. On a hâte, pour l’instant on est déphasé, entre le décalage horaire, la fatigue, le stress et l’angoisse qu’une nouvelle vie peut engendrer, ça fait beaucoup d’émotions en même temps.
On oublie vite les moments en métropole, que l’on s’est mariés, pourtant c’est ici que notre mariage prend toute son ampleur, personne ne me connaît autrement qu’au titre de l’épouse de Jérôme !
On réalise qu’on a bien fait de se précipiter à la Mairie, qu’on voit bien que tout est plus simple, je crois qu’ici le PACS est encore un étranger.
Je pense alors à mes grands-parents comme tant d’autres, qui ont tout quitté pour aller vers un ailleurs, inconnu, dans une langue étrangère, avec peu d’argent, sans emploi, sans logement, avec tout à construire.
Nous on est en France, on parle français, on a un boulot, un logement, des connaissances, on a vraiment pas à se plaindre !











